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« Mélancolie(s) » de Julie Deliquet à la Bastille – la vie à tout prix

Après un Triptyque – Des années 70 à nos jours…, rassemblant des œuvres de Brecht, Lagarce et une création collective, Julie Deliquet poursuit avec Mélancolie(s) sa réflexion sur le malaise des jeunes adultes de sa génération, écrasés sous le poids des idéaux obsolètes de mai 1968 et éperdus dans la recherche d’un souffle nouveau. Plus que son propos lui-même, c’est probablement sa façon de travailler qui explique le soutien que reçoit son Collectif In Vitro depuis quelques années, de la part des Centres dramatiques nationaux, des scènes conventionnées ou d’autres structures institutionnelles, qui toutes s’emballent, se mettent à co-produire ses spectacles ou à le programmer aux quatre coins de la France. Néanmoins, le travail au plateau dont Julie Deliquet s’efforce de faire sa marque de fabrique, certainement passionnant dans la phase de création de ses œuvres, est malheureusement peu sensible dans le résultat présenté au public.
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« Les Frères Karamazov » d’après Dostoïevski à la Friche Babcock – dynamitage signé Castorf

Après Bellorini cet été à Avignon, c’est au tour de l’Allemand Frank Castorf de présenter son adaptation des Frères Karamazov, créée en 2015. Le metteur en scène, venu en France il y a quatre ans pour la dernière fois avec sa Dame aux camélias, a cette fois été invité dans le cadre du Festival d’Automne.…

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Présences de Dostoïevski dans Onzième de François Tanguy : de l’adaptation romanesque à l’écriture de plateau, le resurgissement du théâtre sur la scène du Radeau par le biais du roman

Article à paraître dans les actes du colloque international
« Parcours de génétique théâtral : brouillon(s), (ré)écriture(s) et transmodalisation(s) dramatique(s) »
qui s’est déroulé les 17 et 18 septembre 2015 à l’Université de Lisbonne.

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« Roses » : variations scéniques d’après Shakespeare à la Bastille

Au Théâtre de la Bastille, la nouvelle année commence avec un spectacle de Nathalie Béasse, qui offre une très libre adaptation d’une des pièces les plus célèbres de Shakespeare, Richard III. Sans l’aborder comme un monument mais en faisant plutôt le choix de la manipuler comme un matériau, comme un objet à retourner dans tous les sens, la compagnie assume une posture humble et décomplexée face au texte, donnant à voir à partir de lui des propositions scéniques fulgurantes plutôt que le drame du tyran.…

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