Travaux

18 Avr

Hemingway à La Havane : entre mise en scène de l’émotion et évocation d’une présence

Article à paraître dans les actes du colloque international « Émotions littéraires, émotions patrimoniales : maisons d’écrivain, musées, expositions et lieux de mémoire littéraires » qui s’est déroulé les 1er et 2 décembre 2016 au Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis.

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12 Avr

« Le Retour du tragique » de Jean-Marie Domenech – éloge de l’ambigüité, de la contradiction, de l’indécision

La tentation est grande d’opposer au mouvement du monde nos principes inamovibles. Curieusement : c’est que ce demande aux intellectuels une société en plein changement : des doctrines stables, où les énigmes trouvent leur solution, les peines leur consolation. On connaît le succès des grands systèmes rassurants : le teilhardisme succède dans cet emploi au marxisme qui donne un moment à notre jeunesse la griserie de tout intégrer, de tout comprendre. Mais les certitudes ne sont pas des tranquillisants qu’on puisse acquérir sur le marché de l’intelligence.

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22 Mar

« En miettes » en scène

Après sa création en janvier 2017 dans l’Oise, En miettes a été programmé deux semaines au Théâtre de Belleville, du 7 au 18 mars. Deux ans après nos premiers échanges dramaturgiques avec Laura, en février 2015, le spectacle a donc vu le jour et a été soumis au regard des spectateurs – certains désireux de découvrir le projet dont ils entendaient parler depuis longtemps, d’autres entraînés par le bouche-à-oreille, et même quelques-uns venus là par l’effet du hasard, peut-être.

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09 Jan

Le théâtre, un alcool – Georges Banu

Remarque pertinente : tout art se distingue par un manque. Un manque propre qui le définit et invite celui qui s’adonne à l’exercice de cet art, pour le pratiquer ou le consommer, à l’intégrer et à le dépasser. Parce qu’il y a manque, l’art se dissocie de la vie. La peinture n’a pas accès au mouvement, la musique à l’image, la littérature à l’incarnation. En partie invalide, chaque art sollicite le dépassement de ce handicap et, ainsi, s’affirme dans sa spécificité. On éprouve son attrait pour l’effort accompli et l’invitation lancée à le poursuivre face à l’œuvre que l’on approche.

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21 Oct

Camus à l’avant-scène

Le 20 avril 1959, l’émission télévisée Gros Plan vient au Théâtre Antoine filmer les répétitions de Camus pour sa pièce Les Possédés, d’après Dostoïevski. Plusieurs photographies ont été prises à l’occasion, tant du tournage de l’émission que du travail de Camus à l’avant-scène. On le découvre ainsi, le texte constamment à la main, face au plateau, en discussion avec les comédiens et le réalisateur, Pierre Cardinal, ou au milieu du décor. Des bribes pour imaginer son travail de metteur en scène.

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16 Oct

L’acteur, homme absurde selon Albert Camus

L’acteur a trois heures pour être Iago ou Alceste, Phèdre ou Glocester. Dans ce court passage, il les fait naître et mourir sur cinquante mètres carrés de planches. Jamais l’absurde n’a été si bien ni si longtemps illustré. Ces vies merveilleuses, ces destins uniques et complets qui croissent et s’achèvent entre les murs, et pour quelques heures, quel raccourci souhaiter qui soit plus révélateur ?

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04 Sep

Le carnaval, monde à l’envers – Mikhaïl Bakhtine

Le carnaval est un spectacle sans la rampe et sans la séparation en acteurs et spectateurs. Tous ses participants sont actifs, tous communient dans l’acte carnavalesque. On ne regarde pas le carnaval, pour être exact, on ne le joue même pas, on le vit, on se plie à ses lois aussi longtemps qu’elles ont cours, menant une existence de carnaval. Celle-ci pourtant se situe en dehors des ornières habituelles, c’est en quelque sorte une « vie à l’envers », « un monde à l’envers ».

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04 Juin

Dostoïevski, entre l’art et la science – Dmitri Merejkowski

Pour certains lecteurs, Dostoiewsky sera toujours un talent cruel, et rien autre que cruel. C’est qu’en effet il place ses héros dans des situations sans issue et se plaît à les soumettre à toutes sortes d’épreuves. C’est à travers des abîmes de déchéance morale, et toutes les tortures de l’esprit, qu’il les mène au crime, au suicide, à l’idiotie, à la fièvre chaude et à la démence.

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15 Mai

Polyphonie, dialogisme, monologue et dialogue en jeu dans « Crime et châtiment » de Dostoïevski et « Procès ivre » de Koltès

Article à paraître dans les actes du colloque international « Entre monologue et dialogue » qui s’est tenu à Paris du 2 au 4 mai 2016 à la Sorbonne (Paris III)

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