12 Déc

« Rouge décanté » d’après Jeroen Brouwers à la Bastille : nouveau choc esthétique et émotionnel signé Cassiers

Après plus de dix ans de tournée et de reprises régulières, Guy Cassiers présente enfin son Rouge décanté à Paris. Les retrouvailles avec le metteur en scène ont lieu au Théâtre de la Bastille, où le même acteur depuis la création du spectacle reprend le rôle qu’il est capable d’interpréter en plusieurs langues. Comme dans Cœur ténébreux – le point de départ d’une fidélité sans faille au travail de Cassiers –, l’adaptation du roman autobiographique de Jeroen Brouwers se bâtit autour d’un seul homme, mais le recours à la technique, et notamment à la vidéo, multiplie les effets de présence. La perception ainsi mise en jeu par la scène, la dramaturgie est une nouvelle fois offerte à la sensibilité de façon suraigüe.

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22 Sep

« Gala » de Jérôme Bel aux Amandiers : spectacle de début d’année

L’été terminé, la saison théâtrale reprend et l’on passe du Festival d’Avignon au Festival d’Automne, d’une saison à l’autre et d’une programmation à l’autre, de la frénésie des trois semaines à la dilution des trois mois, qui brassent nécessairement plus d’artistes, plus de spectacles, plus de variété dans les formes et plus de spectateurs. A l’échelle d’un créateur aussi la transition est sensible, en l’occurrence ici Jérôme Bel, qui présentait Cour d’honneur dans la Cour d’honneur du Palais des Papes en 2013, et qui inaugure le Festival d’Automne avec Gala aux Amandiers de Nanterre avant d’aller avec ce spectacle à la Commune, au Théâtre de la Ville, puis à Pontoise et Trembley-en-France.

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03 Avr

« This Is How You Will Disappear » de Gisèle Vienne aux Amandiers

Gisèle Vienne reprend aux Amandiers de Nanterre This Is How You Will Disappear, créé en 2010 à Avignon. Dans ce spectacle, elle joue avec les codes du film d’horreur et ceux de la représentation, donnant à voir une œuvre déroutante. La fable semble à première vue disparaître derrière la composition de tableaux oniriques, ou cauchemardesques, mobilisant musique, lumière, espace et corps au service d’une expérience perceptive singulière, multipliant les rapports à la scène entre proximité et distance.

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22 Nov

« L’Idiot » de Fiodor Dostoïevski

L’Idiot paraît pour la première sous forme de feuilleton, en 1869, dans la revue Le Courrier russe. Lors de la rédaction de cette œuvre, Dostoïevski vit en Europe suivant les recommandations de ses médecins en conséquence de ses nombreuses crises d’épilepsie, et il joue toute sa fortune dans l’espoir vain de se libérer de ses dettes. Dans ce contexte d’écriture se trouvent deux thèmes essentiels de l’œuvre, qui sont l’épilepsie, qui touche le héros du roman, et l’argent, omniprésent, qui pervertit toutes les relations nouées entre les personnages. A partir de ces deux éléments, l’auteur bâtit un drame extrêmement concentré, qui s’étend sur quelques mois seulement, au cours duquel chaque décision prise est une mise en jeu de sa propre vie.

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01 Nov

« Les Oiseaux » de Tarjei Vesaas

Le roman de Tarjei Vesaas, Les Oiseaux, relate un été de la vie d’un jeune homme, Mattis, personnage profondément attachant qui appartient à la catégorie des idiots de la littérature. Divisée en trois parties, l’œuvre érige au rang d’événement les micro-anecdotes qui bouleversent l’âme de celui que l’on surnomme « la Houppette ». Ce récit à la loupe prend toute son ampleur par sa dimension symbolique.

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