Festival d’Avignon 2013

13 Juil

« Shéda » de Dieudonné Niangouna à la Carrière de Boulbon

La mythique Carrière de Boulbon est proprement investie par Dieudonné Niangouna, artiste associé du Festival d’Avignon avec Stanislas Nordey. Les organisateurs du festival ont cette année réuni deux artistes très différents : alors que Par les villages est reçu comme un théâtre de texte, purement dévoué à l’œuvre de Peter Handke, dans Shéda le matériau textuel semble s’effacer, totalement absorbé par la vie, dont ce spectacle est entièrement fait.

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12 Juil

« Smatch [1] Si vous désespérez un singe, vous ferez exister un singe désespéré » de Dominque Roodthooft par la Compagnie le Corridor

Smatch est présenté par l’un des comédiennes sur scène comme une conférence-performance, qui pose la question de notre perception de l’animal. Philosophes, scientifiques, éthologues et agriculteurs sont invoqués par trois artistes et un chien sur scène. Le spectacle est correctement désigné et plutôt intéressant, même si l’on aurait souhaité un peu plus de théâtre et de passion.

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12 Juil

« King Lear fragments » d’après William Shakespeare par le Collectif Mains d’Œuvre

Le Collectif Mains d’Œuvre propose au Théâtre des Halles une délicieuse appropriation de la pièce de William Shakespeare. Dans l’intimité de la Chapelle Sainte-Claire, ils sont deux comédiens, drôles, touchants et vraiment doués, qui nous racontent cette histoire, cherchent à nous la faire comprendre, mais aussi la jouent, en dosant parfaitement le tragique et le comique.

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11 Juil

« Plumes, volants et satellites – Diderot/Camus » d’Evelyne Loew par la Compagnie Théâtr’Âme

Quatre jeunes gens retracent le parcours de la pensée de Diderot à Camus, avec dynamisme et passion. Cette pièce, faite de débats philosophiques et de réflexions purement abstraites puisées dans des textes, trouve un équivalent visuel et scénique grâce à des volants.

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11 Juil

« Mon nom est Rouge » d’après Orhan Pamuk par la Compagnie Papierthéâtre

Comme l’indique le nom de la compagnie, Mon nom est Rouge relève du théâtre de papier. Ce genre hybride, proche des marionnettes, convient particulièrement à l’adaptation d’un roman aussi foisonnant que celui d’Orhan Pamuk. On a là un spectacle très fin, qui conduit dans les méandres de l’Istanbul du XVIe siècle.

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11 Juil

« Le Cantique des Cantiques » par la Compagnie du Théâtre du Partage

Qu’on ne s’attende pas une théâtralisation du Cantique des Cantiques, ni même à une déclamation habitée de ce texte. Francescu Raffaelli et sa danseuse Coraldine Zaïna s’emparent de ce dialogue sur un mode interrogatif, et donnent à voir une répétition, en amont et en vue d’un spectacle.

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10 Juil

« La Compagnie des spectres » d’après Lydie Salvayre par Zabou Breitman

Zabou Breitman est dans La Compagnie des spectres adaptatrice, metteur en scène et comédienne. Même plus, elle est seule en scène, et s’empare de l’œuvre de Lydie Salvayre avec beaucoup de talent et d’humour. Partant de ce texte, elle nous communique une émotion palpable.

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10 Juil

« Par les villages » de Peter Handke dans la Cour d’honneur du Palais des Papes : sous la pluie

Artiste associé de cette édition 2013 du Festival d’Avignon, Stanislas Nordey a choisi le poème dramatique de Peter Handke, Par les villages, pour sa nouvelle création, présentée dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes. Une œuvre difficile, qu’il aborde de front, sans l’éclairage d’une scénographie ou d’un jeu véritablement incarné, entièrement concentré comme à son habitude sur le texte et sa diction. Une soirée qui aurait été longue mais certainement belle, si la pluie n’était pas apparue.

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09 Juil

« Le Manteau » d’après Nicolas Gogol par la Compagnie Théâtre Onyx

Pour porter à la scène la nouvelle de Nicolas Gogol, « Le Manteau », la Compagnie Théâtre Onyx démultiplie les ressorts scéniques : vidéo, marionnettes et jeux d’ombres accompagnent quatre comédiens dans le récit de l’aventure d’Akaky Akakievitch, fonctionnaire d’Etat à Saint-Pétersbourg. Bien que maladroit à plusieurs points de vue, le spectacle offre un bon moment aux amateurs de Gogol.

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09 Juil

« Todo el cielo sobre la tierra (El síndrome de Wendy) » d’Angélica Liddell dans la Cour du Lycée Saint-Joseph

Présente au Festival d’Avignon en 2010 et 2011, Angélica Liddell revient cette année avec deux créations, Ping Pang Qiu et Todo el cielo sobre la tierra. Alors que la première est présentée comme une forme de théâtre-documentaire autour de son apprentissage du chinois, elle explore dans l’autre le « syndrome de Wendy », qu’elle définit comme une terreur de l’abandon, étroitement liée au fait que le personnage n’aime que des adolescents. Partant de là, elle offre une œuvre bien plus autobiographique que théâtrale.

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