29 Nov

« Die Weise von Liebe und Tod des Cornets Christoph Rilke » d’Anne Teresa de Keersmaeker au T2G : ∅

Anne Teresa de Keersmaeker revient cette année au Festival d’Automne avec un spectacle inspiré d’un court texte du jeune poète Rilke, Le chant de l’amour et de la mort du cornette Christoph Rilke. Le spectacle était présenté au Théâtre de Gennevilliers pour quatre dates seulement, courues par les amateurs du travail de l’artiste.

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11 Nov

« Considering/Accumulations » d’après Kleist à la Commune d’Aubervilliers : polysémies

Artiste associé à la Commune d’Aubervilliers, Laurent Chétouane y crée Considering/Accumulations, un spectacle inspiré de l’essai d’Heinrich von Kleist, Sur le théâtre de marionnettes. A partir de ce dialogue qui amène à penser la question de la grâce, le chorégraphe conçoit une longue danse amoureuse accompagnée au piano et régulièrement irriguée par le texte, articulé en voix off. Pris entre l’illustration du propos et la composition libre, les corps des deux danseurs expriment la complexité d’une relation par la métaphore de celle du marionnettiste à ses poupées.

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22 Sep

« Gala » de Jérôme Bel aux Amandiers : spectacle de début d’année

L’été terminé, la saison théâtrale reprend et l’on passe du Festival d’Avignon au Festival d’Automne, d’une saison à l’autre et d’une programmation à l’autre, de la frénésie des trois semaines à la dilution des trois mois, qui brassent nécessairement plus d’artistes, plus de spectacles, plus de variété dans les formes et plus de spectateurs. A l’échelle d’un créateur aussi la transition est sensible, en l’occurrence ici Jérôme Bel, qui présentait Cour d’honneur dans la Cour d’honneur du Palais des Papes en 2013, et qui inaugure le Festival d’Automne avec Gala aux Amandiers de Nanterre avant d’aller avec ce spectacle à la Commune, au Théâtre de la Ville, puis à Pontoise et Trembley-en-France.

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17 Juil

« A mon seul désir » de Gaëlle Bourges au Gymnase du Lycée Saint-Joseph
De l’art à la danse, d’un dialogue esthétique à l’autre

Au haut de la page de présentation d’A mon seul désir dans le programme du Festival, se trouve l’inscription « danse ». La catégorie est trompeuse pour ce spectacle qui mêle au corps et à sa mise en espace le texte – comme les formes hybrides présentées dans le cadre des Sujets à vif. D’une rêverie sur une tapisserie, La Dame à la licorne, naît un rêve qui embarque dans l’intimité du dialogue mis en place par Gaëlle Bourges avec cette œuvre.

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13 Juil

Sujets à vif, Programme B : « Rave » et « Est »
dans le jardin du Lycée Saint-Joseph
Deux en un, le duel dans l’un

En marge des grandes créations attendues dans le cadre du Festival d’Avignon – Lupa, Ostermeier, Serebrennikov, mais pas seulement – on trouve d’autres objets, mineurs par leur format, mais tout aussi courus par les spectateurs. Ce sont les Sujets à vifs, « rencontres imprévues au Jardin de la Vierge entre interprétations et écritures », placés sous le signe du double. Deux courts spectacles en un peu plus d’une heure, et dans le cas du Programme B, deux duos. Ils n’ont rien à voir, et pourtant tout à voir, et amènent chacun à leur façon à penser l’autre en soi.

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10 Mar

« Place du marché 76  » de Jan Lauwers au T2G

Après Jan Fabre et son fameux spectacle Le Pouvoir des folies théâtrales, créé en 1984 et recréé en 2012, le T2G accueille un autre Flamand, Jan Lauwers, qui présente avec la Needcompany Place du marché 76, joué pour la première fois en France lors du Festival d’Avignon 2013. A travers le récit de la vie d’un village, de l’été au printemps, les artistes proposent une fable sur la douleur et explorent sans pathos tous les moyens possibles de son expression sur scène.

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16 Jan

« Roses » : variations scéniques d’après Shakespeare à la Bastille

Au Théâtre de la Bastille, la nouvelle année commence avec un spectacle de Nathalie Béasse, qui offre une très libre adaptation d’une des pièces les plus célèbres de Shakespeare, Richard III. Sans l’aborder comme un monument mais en faisant plutôt le choix de la manipuler comme un matériau, comme un objet à retourner dans tous les sens, la compagnie assume une posture humble et décomplexée face au texte, donnant à voir à partir de lui des propositions scéniques fulgurantes plutôt que le drame du tyran.

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13 Oct

« Passim » de François Tanguy au T2G – çà, là et en chacun

Trois ans après Onzième, François Tanguy et le Théâtre du Radeau reviennent au T2G dans le cadre du Festival d’Automne pour présenter leur nouvelle création, longuement conçue et mûrie dans cet intervalle. Dès l’entrée dans la salle, le spectateur qui a déjà rencontré ce théâtre a le sentiment de retrouver un univers familier sur la scène, le grenier de l’enfance, la maison natale ou les confins du rêve. Ces retrouvailles n’ôtent pourtant rien à l’étrangeté de cette esthétique, au déplacement auquel elle oblige dans l’ordre de la perception, et ce paradoxe de l’étrange familiarité, de l’unheimlich, comble les moindres recoins délaissés de l’âme avec des joyaux, de carton et de tissu – les plus précieux.

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