06 Avr

« La Condition humaine » de Malraux – humain, pas assez humain

t« Les mêmes chemins qui mènent l’individu au crime mènent la société à la révolution ». Telle était la thèse développée par Dostoïevski dans son roman les Démons selon le critique Berdaiev. Une telle formule resurgit à l’esprit quand on lit La Condition humaine d’André Malraux, La Condition humaine. Dans cette œuvre, qui lui vaut de recevoir le Prix Goncourt l’année même de sa publication, Malraux relate un épisode de la révolution chinoise, l’insurrection communiste de Shanghai, en 1927. Variant les points de vue, d’un personnage à l’autre, Malraux joue également avec les échelles. Dans cette œuvre, il fait coexister celle de l’individu, celle de la société, celle d’un pays ou encore celle du mouvement communiste de la Russie à la Chine – qui réduit l’homme à néant en le perdant de vue.

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22 Fév

« Les Démons » de Fiodor Dostoïevski

Quand le lecteur referme le troisième tome des Démons de Dostoïevski, il se sent essoufflé, comme vidé, mais également ébloui par l’épopée qu’il vient de traverser. Encore sous le choc, il lui faut revenir au point de départ de l’œuvre, à ses premières pages, qui semblent déjà un lointain souvenir, pour se ressaisir de sa lecture, reconsidérer le parcours effectué. C’est seulement de cette façon qu’il peut véritablement mesurer la violence du tourbillon dans lequel Dostoïevski l’a entraîné ainsi que l’immensité du talent de l’auteur.

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22 Sep

« La Prisonnière » de Marcel Proust

Dans la progression qui a guidé le lecteur le long des premiers tomes de la Recherche, La Prisonnière marque un ralentissement, presque une pause. Il n’est plus question d’initiation mondaine ou de conquêtes amoureuses ; le cadre de la narration se réduit, ici, aux aléas sentimentaux du héros pour Albertine.

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