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Présences de Dostoïevski dans Onzième de François Tanguy : de l’adaptation romanesque à l’écriture de plateau, le resurgissement du théâtre sur la scène du Radeau par le biais du roman

Article à paraître dans les actes du colloque international
« Parcours de génétique théâtral : brouillon(s), (ré)écriture(s) et transmodalisation(s) dramatique(s) »
qui s’est déroulé les 17 et 18 septembre 2015 à l’Université de Lisbonne.

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« Passim » de François Tanguy au T2G – çà, là et en chacun

Trois ans après Onzième, François Tanguy et le Théâtre du Radeau reviennent au T2G dans le cadre du Festival d’Automne pour présenter leur nouvelle création, longuement conçue et mûrie dans cet intervalle. Dès l’entrée dans la salle, le spectateur qui a déjà rencontré ce théâtre a le sentiment de retrouver un univers familier sur la scène, le grenier de l’enfance, la maison natale ou les confins du rêve.…

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« Item » au Théâtre de Gennevilliers – le Radeau englouti par Dostoïevski

Tous les deux ou trois ans, le Festival d’Automne donne un rendez-vous régulier à ses spectateurs avec le Théâtre du Radeau. En 2011, il programmait Onzième ; en 2014, Passim ; en 2017, Soubresaut – pour ne citer que la dernière décennie. En cette fin d’année, c’est Item que le public du T2G est invité à découvrir. Le titre, qui signifie « de même », « de plus, et aussi », suivant la pratique du Radeau, ne présage ni texte, ni auteur, à peine un motif. Il résiste à l’appréhension, ne programmant qu’un prolongement des expériences passées pour le spectateur habitué, qui sait qu’un même flux unit en profondeur les créations de la compagnie. Cette fois, le spectacle aurait pourtant pu porter un titre d’un autre type, alors que celui choisi est longtemps resté provisoire. L’exclamation « Pas un idiot ! » par exemple, lancée un moment et aussitôt soulignée par une musique dramatique. Ce titre dirait un rapport de biais à Dostoïevski, une anti-adaptation de son roman L’Idiot, ce qu’est d’une certaine manière Item. Le Radeau paraît en effet s’être laissé submerger par la vague Dostoïevski dans ce spectacle, perdant tous ses principes dans la tempête. Le spectateur, loin d’être embarqué, reste sur la rive, assistant impuissant au naufrage.
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« A Pink Chair (In Place of a Fake Antique) » du Wooster Group, d’après Kantor – théâtre palimpseste

Une des tendances du théâtre actuel semble être son désir de penser son histoire sur scène et de faire revivre ses grands moments. Tandis que le Berliner Ensemble présente dans le monde entier les créations historiques des pièces de Brecht, et que Bob Wilson a recréé il y a quelques années son Einstein on the Beach, Gwenaël Morin, lui, a récemment recréé Paradise du Living Theatre et les Molière de Vitez. Ces démarches tantôt versent dans la muséification, qui fige les spectacles et amenuise leur puissance originelle, tantôt aspirent à la réactivation au présent de principes artistiques éprouvés par le passé. Avec A Pink Chair, le Wooster Group explore une autre voie encore, celle de la mémoire : il ne prétend pas à une restitution à la lettre d’un spectacle de Kantor, d’après archives, et ne se contente pas non plus de reprendre ses principes artistiques. Le point d’approche choisi est celui de l’intimité.
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« 20 mSv » de Bruno Meyssat à la MC93 – Reconquête du réel par le sensible

20 mSv est le titre énigmatique de la nouvelle création de Bruno Meyssat, présentée à la MC93. L’artiste, connu pour ses spectacles documentés – et non documentaires –, se penche cette fois sur la catastrophe de Fukushima, et au-delà sur le nucléaire. Après la crise grecque ou celle des subprimes, il s’efforce donc d’approcher un autre pan de la réalité contemporaine, qui a lui aussi pour caractéristique d’être irreprésentable. Il ne s’agit pas pour Meyssat de reproduire sur scène ces événements qui façonnent notre histoire, mais de les ramener à notre esprit, de dépasser leur caractère inconcevable qui décourage la volonté de les comprendre et de les penser, et pousse à un déni collectif, parce qu’il n’est pas possible de vivre dans un état d’alerte permanent.
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La Parafe

Floriane Toussaint est agrégée de Lettres modernes et doctorante en Etudes théâtrales. Après deux mémoires de recherche sur la question de l’adaptation des romans au théâtre dans la pratique de metteurs en scène tels que Guy Cassiers, Claude Régy ou François Tanguy, elle commence en 2015 une thèse codirigée par Anne-Françoise Benhamou (ENS) et Sophie Lucet (Paris-Diderot) sur l’adaptation théâtrale des romans de Dostoïevski en France et en Europe, de Jacques Copeau à Frank Castorf. 
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« Angelus novus » de Sylvain Creuzevault à la Colline – la science et les rêves

Pour la quatrième fois après Le Père Tralalère, Notre Terreur et Le Capital et son Singe, Sylvain Creuzevault est reçu à la Colline, qui programme en cette fin d’année son nouveau spectacle, Angelus novus. Le metteur en scène passe cette fois dans la grande salle du théâtre, et délaisse le dispositif bifrontal pour une scénographie largement inspirée par sa résidence à la Fonderie, dans les murs où œuvre François Tanguy.…

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