06 Avr

« La Condition humaine » de Malraux – humain, pas assez humain

t« Les mêmes chemins qui mènent l’individu au crime mènent la société à la révolution ». Telle était la thèse développée par Dostoïevski dans son roman les Démons selon le critique Berdaiev. Une telle formule resurgit à l’esprit quand on lit La Condition humaine d’André Malraux, La Condition humaine. Dans cette œuvre, qui lui vaut de recevoir le Prix Goncourt l’année même de sa publication, Malraux relate un épisode de la révolution chinoise, l’insurrection communiste de Shanghai, en 1927. Variant les points de vue, d’un personnage à l’autre, Malraux joue également avec les échelles. Dans cette œuvre, il fait coexister celle de l’individu, celle de la société, celle d’un pays ou encore celle du mouvement communiste de la Russie à la Chine – qui réduit l’homme à néant en le perdant de vue.

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29 Avr

« Le Livre de l’intranquillité » de Fernando Pessoa

Le Livre de l’intranquillité est l’unique œuvre en prose du poète portugais Fernando Pessoa. Posthume, elle est constituée de centaines de fragments non organisés les uns par rapport aux autres, écrits entre 1913 et 1935. Cette œuvre, immense, insaisissable, s’apparente à un journal intime entièrement consacré à l’exploration de la sensation. La lecture singulière de ces fragments, inévitablement inscrite dans la durée, impose progressivement au lecteur une discipline stoïcienne, proche de celle adoptée par le narrateur à l’égard de la vie.

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