03 Avr

« This Is How You Will Disappear » de Gisèle Vienne aux Amandiers

Gisèle Vienne reprend aux Amandiers de Nanterre This Is How You Will Disappear, créé en 2010 à Avignon. Dans ce spectacle, elle joue avec les codes du film d’horreur et ceux de la représentation, donnant à voir une œuvre déroutante. La fable semble à première vue disparaître derrière la composition de tableaux oniriques, ou cauchemardesques, mobilisant musique, lumière, espace et corps au service d’une expérience perceptive singulière, multipliant les rapports à la scène entre proximité et distance.

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09 Fév

« Petit Eyolf » d’Ibsen au Théâtre des Abbesses – l’envers du drame

Pour la première fois au cours de sa carrière, Julie Berès se confronte à un texte classique, indique le programme du Théâtre de la Ville. Dans son dernier spectacle présenté aux Abbesses, elle s’empare en effet d’une pièce d’Ibsen, Petit Eyolf, l’avant-dernière de l’auteur norvégien, qui n’est pas la plus connue et qui relativise cet adjectif, « classique ». Loin de s’y soumettre, elle lui impose sa marque et reconstitue à partir de lui un univers qui lui est propre et qui met en lumière – et en sons – le caractère presque psychanalytique de ce drame.

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08 Août

« Mémoires d’Hadrien » de Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar doit sa réputation mondiale à ses Mémoires d’Hadrien, roman biographique consacré à la vie de l’empereur romain qui a régné au IIe siècle après JC. En érudite, elle collecte toutes les sources qu’elle peut pour reconstituer cette vie – textes, sculptures, lieux… – et y ajoute sa propre sensibilité dans une écriture qui la rapproche de son personnage. Leurs deux voix se mêlent ainsi sans se confondre et permettent d’esquisser une vie à partir de ses vestiges.

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29 Août

« Visions » de Francisco de Quevedo à Arques-la-Bataille

Hier soir, les fidèles se sont rassemblés en l’église d’Arques-la-Bataille en Haute-Normandie pour écouter la messe du Père Lazar, accompagné à l’orgue par Benjamin Alard. Nous étions près de deux cents à nous retrouver à la nuit tombée dans le chœur, derrière l’autel. Le texte mis à l’honneur était les Visions de Francisco de Quevedo, auteur du XVIIème siècle traduit par le Sieur de la Geneste. Il était assorti de la musique de compositeurs espagnols de la même époque ainsi que de celle de Couperin.

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