12 Oct

« La Peste » de Camus – résistance

Quelques temps après la guerre, en 1947, Camus publie La Peste. A l’heure de la reconstruction, du monde et du sens, il s’agit pour l’auteur de penser la question du mal par le biais d’une allégorie. Le mal prend ainsi dans son œuvre une forme concrète, celle de la peste, qui menace toute la population de mort d’une ville. Face à l’épidémie, plusieurs postures sont envisagées par Camus à travers ses personnages : la lutte, la résignation, l’opportunisme, l’individualisme… Œuvre du cycle de la révolte qui lui valut le Prix Nobel quelques années plus tard, ce roman se distingue par sa portée philosophique, et plus particulièrement par le message humaniste qu’il cherche à porter.

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26 Jan

« Les Carnets de la maison morte » de Dostoïevski – récits du bagne

Dans les Carnets de la maison morte, Dostoïevski rend compte de son séjour au bagne, alors qu’il a été déporté pendant quatre ans dans le camp d’Omsk, en Sibérie, pour des raisons politiques. De son expérience, il fait un récit qui oscille entre la fiction, le témoignage et le reportage journalistique, et qui rend finalement moins compte de son vécu que de ses découvertes en détention – découvertes essentiellement humaines qui vont irriguer toutes ses œuvres par la suite.

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29 Sep

« Eugène Onéguine » de Pouchkine

L’œuvre de Pouchkine, Eugène Onéguine, constitue le tournant vers la modernité de la littérature russe, encore toute imprégnée par le romantisme qu’elle dépasse. Ce roman en vers, composé de huit chapitres de près de 400 strophes, retrace le parcours du personnage éponyme dans la Russie du XIXe siècle. Désigné par un critique contemporain de l’auteur comme une « encyclopédie de la vie russe », ce classique connu de tous les enfants du pays a profondément marqué les auteurs qui ont succédé à Pouchkine et ont tenté à leur tour de saisir ce que l’Occident appelle « l’âme russe ».

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14 Mar

« Oncle Vania » de Tchekhov aux Amandiers

Alain Françon ne lésine pas sur les décors dans sa mise en scène d’Oncle Vania aux Amandiers ! Sur le plateau de la grande salle, il montre le passage des saisons grâce à de grands panneaux, illustrant le parc du domaine qui réunit tous les personnages de la pièce de Tchekhov. Prenant le temps de mettre en place leurs rapports sans les caricaturer, il offre une lecture juste du texte.

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