30 Sep

« La Douleur », Duras – écrire pour oublier

Milieu des années 1980, une revue sollicite Marguerite Duras pour qu’elle lui retrouve un texte de jeunesse à publier. Dans ses recherches, Duras tombe sur un journal qu’elle avait oublié, dans les placards de sa maison à Neauphle-le-Château. Ce journal, « La Douleur », elle l’a commencé en avril 1945, quand dans la France libérée, elle espérait le retour de son mari, Robert Antelme, résistant fait prisonnier politique et envoyé dans un camp un an plus tôt. L’écriture de ce journal apparaît comme un exutoire, elle a une fonction cathartique : il s’agit de dire l’indicible, de dire la douleur, l’attente, l’horreur. Ce texte devenu l’une des œuvres centrales de la littérature concentrationnaire démontre l’un des pouvoirs de l’écriture : celui d’aider à oublier.

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31 Juil

« L’Invention de la solitude » de Paul Auster

L’Américain Paul Auster en passe par l’écriture pour faire le deuil de son père. Loin d’avoir vidé son encre du premier coup, l’écrivain et fils s’y prend à deux fois, à un an d’intervalle. Du « Portrait d’un homme invisible » au « Livre de la mémoire », les deux parties de cette étrange épitaphe intitulée L’Invention de la solitude, deux formes d’écriture de la mémoire sont confrontées.

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01 Oct

« Albertine Disparue » de Marcel Proust

Le tome cinq de la Recherche, La Prisonnière s’achevait sur un coup de théâtre : Albertine, apparemment soumise au héros, le quitte, sans le prévenir. La suite, Albertine Disparue, initialement intitulé « La Fugitive », reprend le récit à cet instant même où Françoise, la domestique, lui annonce : « Madame Albertine est partie ! ».

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