12 Juil

« Mise en scène d’un corps amoureux » d’après Barthes au Pandora Théâtre : Solitudes

19h, place de l’horloge : « Ça vous dit pas d’aller voir un spectacle sur l’amour, là ?… – Moi, j’ai entendu parler d’un truc d’après les Fragments d’un discours amoureux de Barthes… » Et nous voilà en route vers le Pandora Théâtre, désireuses de voir la conjonction de nos deux passions, le théâtre et l’amour. Mais vouloir concilier à tout prix ce qui nous touche le plus dans l’espoir d’une joie décuplée n’est pas toujours possible, ni même une bonne idée, et à part Clôture de l’amour et La Réunification des deux Corées, l’alliage atteint rarement la perfection. Peu importe, telle n’est pas notre exigence, et on peut aller jusqu’à accepter un déplacement, même double. Avec Mise en scène d’un corps amoureux, de Florine Clap et Nans Pierson, il s’agit de performance plus que de théâtre, et quant à l’amour, celui porté au texte de Barthes est en réalité impossible à reproduire autrement que par la lecture. Mais peu importe, la solitude peut s’accorder au pluriel.

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12 Juil

« King Lear fragments » d’après William Shakespeare par le Collectif Mains d’Œuvre

Le Collectif Mains d’Œuvre propose au Théâtre des Halles une délicieuse appropriation de la pièce de William Shakespeare. Dans l’intimité de la Chapelle Sainte-Claire, ils sont deux comédiens, drôles, touchants et vraiment doués, qui nous racontent cette histoire, cherchent à nous la faire comprendre, mais aussi la jouent, en dosant parfaitement le tragique et le comique.

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11 Juil

« Le Cantique des Cantiques » par la Compagnie du Théâtre du Partage

Qu’on ne s’attende pas une théâtralisation du Cantique des Cantiques, ni même à une déclamation habitée de ce texte. Francescu Raffaelli et sa danseuse Coraldine Zaïna s’emparent de ce dialogue sur un mode interrogatif, et donnent à voir une répétition, en amont et en vue d’un spectacle.

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08 Juil

« Exercices de style » d’après Raymond Queneau par la Compagnie le Théâtre de l’Eveil

Trois hommes en queue de pie et col roulé aux couleurs primaires déclinent sur la scène du Théâtre du Chien qui fume quelques-uns des chapitres de l’œuvre ludique de Raymond Queneau, Exercices de style. Le projet est assez alléchant et plutôt original – quoiqu’un autre spectacle du Off ait exactement le même –, et le résultat s’avère plaisant. Le seul défaut de ce spectacle du Théâtre de l’Eveil est que les artistes se complaisent sur scène et ne trouvent pas vraiment de point final à ce divertissement, au sens musical du terme.

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06 Juil

« Le Dindon » de Georges Feydeau par la Compagnie le Théâtre du Kronope

Après plusieurs créations en grande majorité fondées sur des œuvres du XVIIe siècle, le Théâtre du Kronope s’empare cette fois du fameux Dindon de Georges Feydeau. Sur la scène sont donc confrontés deux genres comiques qui n’ont a priori rien à voir : le théâtre de boulevard et la Commedia dell’arte. Une telle alliance suppose deux fois plus de rire – telle est du moins la promesse. Néanmoins, le mélange ne prend pas vraiment, et le résultat manque cruellement de finesse.

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17 Juil

« Antigone » de Sophocle par la Compagnie Théâtre de la Mouvance

Concernant le spectacle d’Yves Sauton à partir du texte de Sophocle, Antigone, on peut véritablement parler de revisitation. Le sublime mythe antique est exploré à travers une esthétique orientale qui fait appel au kung-fu et au théâtre masqué. Une mise en scène très esthétique malgré quelques bévues.

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17 Juil

« L’importance d’être Wilde » de Philippe Honoré par la Compagnie Philippe Person

Pour qui veut partager sa passion pour Oscar Wilde et souhaite en apprendre un peu plus sur sa vie, inutile de se rendre au spectacle de Philippe Person. Patchwork de ses œuvres, ses lettres et des grandes dates de sa vie, l’ensemble est décousu et d’une facilité déconcertante. Un grand public qui plaît au plus grand nombre à défaut d’instruire et de faire réfléchir.

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17 Juil

« Premier amour » de Beckett par la Compagnie le Sourire au Pied de l’Echelle

Le texte de Samuel Beckett, « Premier amour », est une nouvelle fois portée à la scène, cette fois-ci par Manon Allouch. A partir de cette nouvelle dure et crue, elle réussit à créer un spectacle tendre et poétique. Une prouesse qui apporte un nouvel éclairage sur ce célèbre récit.

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15 Juil

« Être ou ne pas être » par Luca Francheschi et la Compagnia dell’Improvviso

« Un comédien décide de réaliser le rêve de sa vie : jouer dix monologues des plus grands héros de l’œuvre de Shakespeare ». Cette description alléchante suffit à rameuter plus d’un spectateur au Théâtre La Luna. Pourtant, ce programme n’est en rien respecté, et heureusement !

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