02 Juil

« La Porte étroite » de Gide – la fiction comme champ d’exploration de la morale

Après Les Nourritures terrestres et L’Immoraliste, Gide publie en 1909 un nouveau récit, La Porte étroite, qui peut se lire comme un contrepoint des deux précédents. L’œuvre déploie en effet une même matière autobiographique, son mariage avec sa cousine Madeleine Rondeaux, et met en jeu à partir de là une autre morale, symétriquement inverse, mais tout aussi extrême. Après le culte de la joie et de la volonté, Gide explore le sens du devoir et du sacrifice au nom de la vertu.

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24 Juin

« L’Immoraliste » d’André Gide – conversion ou déchirement

Après avoir rencontré un certain succès avec les Nourritures terrestres en 1897, Gide reprend quelques années plus tard la même période de sa vie pour s’inspirer de son nouveau roman, L’Immoraliste. Les événements à peine perceptibles en filigrane dans son œuvre-poème sont ici ramenés au premier plan, et l’éthique louée sur le mode de l’incantation persuasive est désormais présentée au travers d’une découverte par l’expérience. Les deux œuvres, dont la continuité est signalée par le personnage de Ménalque, apparaissent ainsi comme le pendant l’une de l’autre. Par inversion, après le discours théorique vient donc le récit de la douloureuse conversion de Michel.

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19 Oct

« Le Neveu de Rameau » de Diderot mis en scène par Jean-Pierre Rumeau

Se peut-il ? Diderot aurait trouvé quelqu’un à la verve encore plus vive que la sienne ? Un paradoxe vivant comme il se plaît à en dépeindre dans tous ses écrits ? Oui, et cet énergumène n’est autre que le neveu de Rameau, du Rameau.

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