15 Mai

Polyphonie, dialogisme, monologue et dialogue en jeu dans « Crime et châtiment » de Dostoïevski et « Procès ivre » de Koltès

Article à paraître dans les actes du colloque international « Entre monologue et dialogue » qui s’est tenu à Paris du 2 au 4 mai 2016 à la Sorbonne (Paris III)

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21 Fév

« Le Vieil Homme et la mer » d’Ernest Hemingway – une odyssée

Le Vieil Homme et la mer est probablement l’œuvre la plus connue de l’auteur américain Ernest Hemingway. Inspiré par les longues années qu’il a passées à Cuba, son roman est aujourd’hui devenu un symbole du pays, proposé par tous les bouquinistes de la Plaza de Armas et évoqué partout dans La Havane par des plaques, des statues ou de simples noms de cafés.

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12 Juin

« Les Carnets du sous-sol » de Dostoïevski [extrait]

3. Parce que, chez ceux qui savent se venger, ou qui savent se défendre, en général – comment cela se passe-t-il ? Eux, dès qu’ils sont possédés, disons par l’idée de vengeance, ils n’ont plus rien en eux que leur idée aussi longtemps qu’ils n’atteignent pas leur but.

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21 Fév

« tu veux bien être ma dramaturge ? »

15 février 2015, un message vocal sur mon répondeur : « Oui Flo, c’est Laura, je t’appelle car j’aimerais bien qu’on se voie pour parler de mon projet Ionesco. Je suis un peu bloquée et j’aimerais avoir ton avis, te poser des questions… Dis-moi quand t’es dispo, pour qu’on prenne le temps de discuter ».

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26 Oct

« Mademoiselle Else » d’après Arthur Schnitzler au Théâtre de la Bastille

Mademoiselle Else n’est pas à proprement parler un spectacle des tg STAN, mais celui d’un des fondateurs du collectif, Frank Vercruyssen, accompagné de la jeune Alma Palacios, danseuse de formation. Dans ce premier volet d’un triptyque consacré à la figure de la femme, le comédien flamand s’appuie sur la nouvelle d’Arthur Schnitzler du même titre, qu’il adapte à sa façon, entre incarnation et distance, entremêlant ainsi émotion et rire.

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05 Oct

« Perturbation » d’après Thomas Bernhard à la Colline

Après L’Homme sans qualités de Robert Musil, Les Frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski, Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov ou plus récemment L’Autre côté d’Alfred Kubin, Krystian Lupa s’attaque une nouvelle fois à un roman dans son dernier spectacle. Perturbation a pour matériau premier l’œuvre du même nom de l’Autrichien Thomas Bernhard. Sur la scène de la Colline, on assiste à la rencontre de deux artistes extrêmement forts.

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24 Mar

« Molly Bloom » d’après James Joyce au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers

Depuis janvier 2012, l’œuvre de l’irlandais James Joyce est entrée dans le domaine public. Le théâtre français voit là l’occasion de se saisir d’Ulysse, œuvre majeure de la modernité, et tout particulièrement de son dernier chapitre, le fameux monologue de Molly Bloom. Opus à part entière, ce long discours intérieur livre le personnage dans son intimité la plus crue. Laurent Laffargue s’empare avec Céline Sallette de ce texte magistral et en propose un spectacle plutôt réussi.

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26 Avr

« Les Vagues » de Virginia Woolf

Virginia Woolf disait des Vagues qu’il était « le plus difficile et le plus complexe de tous [ses] livres ». Elle y met en application ses théories sur le roman, basées sur la remise en cause des principes traditionnels de narration. On n’y trouve donc ni narrateur ni intrigue, mais plutôt le côtoiement de six consciences de l’enfance à l’âge adulte. Le statut indécidable des monologues qui le composent divise la critique, mais la lecture est transcendée par la dimension poétique de l’œuvre.

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07 Déc

« Cœur ténébreux » d’après Conrad au Théâtre de la Ville

Après Sous le volcan en 2009-2010, Guy Cassiers et Josse de Pauw se retrouvent au Théâtre de la Ville pour explorer ensemble l’œuvre de Conrad, Au Cœur des ténèbres. Leur discrète empreinte sur ce célèbre récit est perceptible dès le titre du spectacle, Cœur ténébreux ; mais toute crainte d’y voir une réécriture qui dénature la nouvelle de Conrad est vite écartée. L’inventivité technique de Cassiers n’a pas besoin d’en passer par là pour porter à la scène un texte non-théâtral.

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