12 Oct

« La Peste » de Camus – résistance

Quelques temps après la guerre, en 1947, Camus publie La Peste. A l’heure de la reconstruction, du monde et du sens, il s’agit pour l’auteur de penser la question du mal par le biais d’une allégorie. Le mal prend ainsi dans son œuvre une forme concrète, celle de la peste, qui menace toute la population de mort d’une ville. Face à l’épidémie, plusieurs postures sont envisagées par Camus à travers ses personnages : la lutte, la résignation, l’opportunisme, l’individualisme… Œuvre du cycle de la révolte qui lui valut le Prix Nobel quelques années plus tard, ce roman se distingue par sa portée philosophique, et plus particulièrement par le message humaniste qu’il cherche à porter.

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29 Août

« Paradiso » de José Lezama Lima – initiation au déchiffrement du monde

José Lezama Lima, poète, critique et romancier, est souvent désigné comme le « Proust cubain ». Un tel rapprochement se fait à la faveur de son premier roman Paradiso, incontournable de la littérature de son pays quoique censuré dès sa publication. En réalité, premier et dernier, de son vivant du moins, car ne paraîtra qu’après sa mort la suite de Paradiso, Oppiano Licario, œuvre inachevée. Auteur à œuvre unique, mis à part ses poèmes et ses articles dans les revues culturelles cubaines, qui brassent les littératures étrangères, il déploie dans ce roman innervé d’autobiographie, dans lequel le « je » surgit parfois à la place du « il », toute une perception du monde, profondément poétique.

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26 Août

« Crime et châtiment » de Dostoïevski – abîmes

En 1866 est publiée la première grande œuvre de Dostoïevski, Crime et châtiment. Grande, au sens premier d’ample, de longue, par rapport aux nouvelles ou au romans plus cours qui précèdent, mais grande aussi dans la mesure où elle est aussitôt perçue comme le chef-d’œuvre de l’auteur – avant d’être mise en balance par les autres grandes œuvres qui suivent, L’Idiot, Les Démons ou plus encore Les Frères Karamazov.

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15 Sep

« Coma » de Pierre Guyotat au Théâtre de la Ville

Au Théâtre de la Ville, Patrice Chéreau s’empare une nouvelle fois du « je » de Pierre Guyotat, ce « je » qui pèse sur l’écrivain contemporain, et dont il cherche à se débarrasser par l’écriture. Ce spectacle ambigu, entre lecture et interprétation scénique, est une plongée dans Coma, œuvre profondément personnelle de Guyotat. 

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