18 Avr

« Au pied du mur sans porte » de Lazare aux Abbesses : le chaos de la vie en jeu

Près de trois ans après avoir été révélé au grand public par ce spectacle au Festival d’Avignon, Lazare reprend Au pied du mur sans porte au Théâtre des Abbesses ce printemps-ci. L’œuvre a été conçue au sein d’un triptyque, mais elle est assez autonome pour être représentée pour elle-même. Avec elle, on touche à la complexité de l’art de Lazare, qui ne fait que refléter les vies dont il le nourrit.

Lire la suite »
26 Oct

« Vu du pont » d’Arthur Miller aux Ateliers Berthier : au plus près

Après avoir créé A View from the Bridge en février dernier à Londres, le Belge Ivo van Hove reprend le spectacle avec des acteurs français, et présente Vu du pont aux Ateliers Berthier du Théâtre de l’Odéon. Plaçant au cœur de sa mise en scène le texte d’Arthur Miller et les relations qu’il met en jeu entre les personnages, l’artiste invite le spectateur dans l’intimité du drame grâce à une scénographie qui place les comédiens au milieu du public.

Lire la suite »
01 Oct

« Le Dibbouk ou entre deux mondes » de Shalom An-Ski au TGP : passages

Après avoir exploré l’esthétique baroque avec Le Bourgeois gentilhomme, L’Autre Monde ou les Etats et empires de la lune ou Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé, Benjamin Lazar change de registre depuis Pantagruel et élargit son champ de travail. En compagnie de Louise Moaty – qui avait mis ces codes au service d’autres ailleurs avec son spectacle Mille et une nuits – il s’aventure avec Le Dibbouk en Europe de l’Est, aux cœur de la culture yiddish du début du XXe siècle. Oscillant entre le conte et la parabole mystique, la pièce de Shalom An-Sky ouvre les imaginaires et fait affleurer des questionnements par le détour du lointain.

Lire la suite »
19 Avr

« The Four Seasons Restaurant » de Romeo Castellucci au Théâtre de la Ville

Au Théâtre de la Ville, Romeo Castellucci reprend son spectacle présenté l’année dernière au Festival d’Avignon, The Four Seasons Restaurant. En parler relève du défi : l’appeler original semble faux, hors normes un peu plus vrai, imprévisible c’est indubitable et se résoudre à le dire inqualifiable reviendrait à le qualifier. L’objet est d’autant plus déroutant qu’il paraît insaisissable comme un tout, que son appréhension finale ne semble pouvoir être que morcelée. Ne reste plus qu’à raconter, essayer de comprendre les défis qu’il pose au langage qui cherche à s’en saisir, et en fixer le souvenir.

Lire la suite »
22 Sep

« L’Acte inconnu » de Valère Novarina à la Colline

Il faudrait assister à plusieurs représentations pour déchiffrer L’Acte inconnu de Valère Novarina. Il faudrait aussi être doté de plus d’yeux et d’une paire d’oreilles en plus. Il faudrait pouvoir voir les scènes au ralenti. Il faudrait savoir un bon nombre de villes de par le monde entier. Il faudrait entendre l’Italien et comprendre l’Allemand. Il faudrait enfin connaître toutes les subtilités de la langue française et au-delà même.

Lire la suite »