03 Avr

« This Is How You Will Disappear » de Gisèle Vienne aux Amandiers

Gisèle Vienne reprend aux Amandiers de Nanterre This Is How You Will Disappear, créé en 2010 à Avignon. Dans ce spectacle, elle joue avec les codes du film d’horreur et ceux de la représentation, donnant à voir une œuvre déroutante. La fable semble à première vue disparaître derrière la composition de tableaux oniriques, ou cauchemardesques, mobilisant musique, lumière, espace et corps au service d’une expérience perceptive singulière, multipliant les rapports à la scène entre proximité et distance.

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25 Nov

« Yvonne, princesse de Bourgogne » de Witold Gombrowicz au Théâtre 71

Après Les Bonnes en 2012 à l’Athénée et La Vie est un rêve en 2013 au Théâtre 71, Jacques Vincey revient dans ce dernier lieu pour présenter une nouvelle création, à partir d’un texte du Polonais Witold Gombrowicz, Yvonne, princesse de Bourgogne. Alors même que l’auteur, plus connu pour ses œuvres romanesques que dramatiques, estime que la forme théâtrale est « perfide, répugnante, incommode, rigide et désuète », cette pièce, qui est la première qu’il a écrite, rencontre un succès populaire, très jouée dans le monde, et notamment en France. Gombrowicz la considère comme une comédie, comme une parodie shakespearienne – ce que suggèrent d’emblée les sonorités du titre – alors même qu’elle s’achève dans la mort. Cette progression vers le drame, cette tension entre le rire et le sérieux, sont particulièrement sensibles dans la mise en scène de Jacques Vincey, extrêmement précise et brillante.

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12 Jan

« Le Canard sauvage » d’Henrik Ibsen à la Colline

Le Canard sauvage est un drame d’Henrik Ibsen, un texte d’une telle puissance qu’il rend presque indifférente la mise en scène qui le met en œuvre. Celle de Stéphane Braunschweig, loin de s’imposer à la pièce, n’est ni une réappropriation, ni une relecture qui poserait un nouveau regard sur l’œuvre. Avec Alexandre de Dardel à la scénographie et Claude Duparfait sur scène, deux de ses collaborateurs les plus fidèles, il propose un spectacle d’une apparente neutralité, presque déroutante, dont la plus grande qualité est de laisser une large place au texte d’Ibsen.

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