28 Juil

« La Cousine Bette » de Balzac

Dans l’architecture de la grande cathédrale constituée par la Comédie humaine, une petite ogive, appelée Les Parents pauvres, est constituée de deux arcs, La Cousine Bette et le Cousin Pons. Inscrits dans la section des Scènes de la vie parisienne, ces deux romans sont le pendants l’un de l’autre par leurs personnages éponymes, symétriquement opposés mais tous deux animés par la passion – car la symétrie implique des ressemblances. La Cousine Bette constitue le versant négatif de ce diptyque et relate la déchéance d’une famille sous la Monarchie de Juillet. Dans cette œuvre s’exerce la férocité redoutable de Balzac qui se fait un plaisir de dépeindre la réalité telle qu’elle est, dans toute sa médiocrité et sa noirceur.

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13 Juil

« Shéda » de Dieudonné Niangouna à la Carrière de Boulbon

La mythique Carrière de Boulbon est proprement investie par Dieudonné Niangouna, artiste associé du Festival d’Avignon avec Stanislas Nordey. Les organisateurs du festival ont cette année réuni deux artistes très différents : alors que Par les villages est reçu comme un théâtre de texte, purement dévoué à l’œuvre de Peter Handke, dans Shéda le matériau textuel semble s’effacer, totalement absorbé par la vie, dont ce spectacle est entièrement fait.

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