30 Sep

« La Douleur », Duras – écrire pour oublier

Milieu des années 1980, une revue sollicite Marguerite Duras pour qu’elle lui retrouve un texte de jeunesse à publier. Dans ses recherches, Duras tombe sur un journal qu’elle avait oublié, dans les placards de sa maison à Neauphle-le-Château. Ce journal, « La Douleur », elle l’a commencé en avril 1945, quand dans la France libérée, elle espérait le retour de son mari, Robert Antelme, résistant fait prisonnier politique et envoyé dans un camp un an plus tôt. L’écriture de ce journal apparaît comme un exutoire, elle a une fonction cathartique : il s’agit de dire l’indicible, de dire la douleur, l’attente, l’horreur. Ce texte devenu l’une des œuvres centrales de la littérature concentrationnaire démontre l’un des pouvoirs de l’écriture : celui d’aider à oublier.

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24 Mar

« L’Eden Cinéma » de Duras au Théâtre 71 : Duras adapte Duras.

Duras déplorait les adaptations cinématographiques de ses romans par René Clément et Jean-Jacques Annaud, qui modifiaient le sens de ses œuvres selon elle. Elle s’est elle-même chargée de transposer Un barrage contre le Pacifique pour le théâtre, sous le titre d’Eden Cinéma. En réalité, c’est presque la seule chose qui différencie les deux œuvres : ce qu’elle propose est une forme de lecture du roman sur la scène. Jeanne Champagne y soumet ses comédiens dans une jolie scénographie qui ne comble pas pour autant le besoin de théâtre.

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23 Nov

« Savannah Bay » de Duras à l’Athénée

L’Athénée confronte deux aspects de l’œuvre dramatique de Duras en programmant Le Shaga et Savannah Bay. Les travaux de Claire Deluca et de Philippe Sireuil, les deux metteurs en scène, soulignent bien ces différences. Alors que la première relève du registre de l’absurde et suscite le rire, la seconde explore les thèmes poignants de la mémoire, de l’amour et de la mort.

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09 Nov

« Le Shaga » de Duras à l’Athénée

En ce moment à l’Athénée, se jouent simultanément Le Shaga et Savannah Bay, toutes deux écrites par Marguerite Duras. La première pièce, mise en scène par Claire Deluca et Jean-Maris Lehec, a investi la petite salle Christian-Bérard, que l’on découvre en gravissant les marches du théâtre au-delà même des galeries les plus hautes de la grande salle. Dans ce grenier de luxe est offert un délire verbal à la Ionesco.

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