21 Oct

Camus à l’avant-scène

Le 20 avril 1959, l’émission télévisée Gros Plan vient au Théâtre Antoine filmer les répétitions de Camus pour sa pièce Les Possédés, d’après Dostoïevski. Plusieurs photographies ont été prises à l’occasion, tant du tournage de l’émission que du travail de Camus à l’avant-scène. On le découvre ainsi, le texte constamment à la main, face au plateau, en discussion avec les comédiens et le réalisateur, Pierre Cardinal, ou au milieu du décor. Des bribes pour imaginer son travail de metteur en scène.

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14 Sep

« Les Frères Karamazov » d’après Dostoïevski à la Friche Babcock – dynamitage signé Castorf

Après Bellorini cet été à Avignon, c’est au tour de l’Allemand Frank Castorf de présenter son adaptation des Frères Karamazov, créée en 2015. Le metteur en scène, venu en France il y a quatre ans pour la dernière fois avec sa Dame aux camélias, a cette fois été invité dans le cadre du Festival d’Automne. A quelques mois de son départ de la Volksbhüne, grande scène du théâtre allemand, et après l’adaptation de tous les grands romans de Dostoïevski – Les Démons, Humiliés et offensés, L’Idiot et Crime et châtiment – ce spectacle apparaît comme la fin d’un cycle, sinon comme un testament théâtral et esthétique qui s’épanouit dans toute sa plénitude.

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17 Juil

« Karamazov » d’après Dostoïevski à la Carrière de Boulbon – de l’art de raconter une histoire sur scène

Après plusieurs mois d’attente depuis l’annonce d’une nouvelle adaptation de Dostoïevski, cette fois-ci par Jean Bellorini après Vincent Macaigne et avant Frank Castorf à la rentrée prochaine, voici venu le moment de découvrir Karamazov. L’espoir investi dans ce spectacle était au moins aussi grand que le défi que se sont posé le metteur en scène et sa troupe, et il aurait probablement fallu un miracle pour qu’il soit comblé. Mais si l’œuvre et la pratique sont trop pensés pour ne pas y trouver à redire, un dialogue s’est ouvert le temps d’une courte nuit, et la réflexion sur l’adaptation théâtrale s’est trouvée ranimée par de nouvelles questions.

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15 Mai

Polyphonie, dialogisme, monologue et dialogue en jeu dans « Crime et châtiment » de Dostoïevski et « Procès ivre » de Koltès

Article à paraître dans les actes du colloque international « Entre monologue et dialogue » qui s’est tenu à Paris du 2 au 4 mai 2016 à la Sorbonne (Paris III)

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09 Mai

« L’Idiot » de Dostoïevski [extrait] – vivre pour de bon

« … Mais il vaut mieux que je vous raconte ce que m’a dit un autre homme que j’ai rencontré l’année dernière. Il y avait là une circonstance très étrange, étrange en ce que, finalement, ce genre de cas est rarissime. Cet homme avait déjà été traîné, avec d’autres, sur l’échafaud, et on lui avait lu sa sentence de mort : fusillé, pour crime politique.

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19 Déc

Projet de thèse : « Du roman adapté au roman inadaptable : l’adaptation théâtrale des romans de Dostoïevski de Jacques Copeau à Vincent Macaigne (1911-2014) »

Projet de thèse, menée sous la codirection d’Anne-Françoise Benhamou (ENS) et Sophie Lucet (Paris-Diderot) Du roman adapté au roman inadaptable : l’adaptation théâtrale des romans de Dostoïevski de Jacques Copeau à Vincent Macaigne (1911-2014)

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25 Sep

« Les Frères Karamazov, par MM. Jacques Copeau et Jean Croué (d’après Dostoïevski) au Théâtre des Arts », Jacques Rivière

Des mille raisons qui semblaient rendre impossible la transcription dramatique des Frères Karamazov, voici, je pense, la plus grave : l’abondance extraordinaire du roman est un des éléments essentiels de sa beauté ; il ne serait pas ce qu’il est, un des plus accablants chefs-d’œuvre de la littérature, s’il avait cent pages de moins.

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26 Août

« Crime et châtiment » de Dostoïevski – abîmes

En 1866 est publiée la première grande œuvre de Dostoïevski, Crime et châtiment. Grande, au sens premier d’ample, de longue, par rapport aux nouvelles ou au romans plus cours qui précèdent, mais grande aussi dans la mesure où elle est aussitôt perçue comme le chef-d’œuvre de l’auteur – avant d’être mise en balance par les autres grandes œuvres qui suivent, L’Idiot, Les Démons ou plus encore Les Frères Karamazov.

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04 Août

« Les Nuits blanches » de Dostoïevski – Fulgurance

Au début de sa carrière, une fois sa réputation acquise mais peu avant l’expérience radicale qu’a constitué le bagne, Dostoïevski écrit des nouvelles, des courts récits qui contiennent en quelques pages de la densité de ses romans composés de plusieurs livres et publiés en plusieurs tomes. Les Nuits blanches, c’est une histoire d’amour fulgurante, qui se déroule sur cinq jours et donne autant à vivre et à penser qu’une histoire de dix ans – d’autant plus qu’elle a duré quatre nuits justement.

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04 Juil

« L’Eternel Mari » de Dostoïevski

Peu après avoir écrit L’Idiot, Dostoïevski s’attaque à un projet qui détonne au sein de la production de ses dernières années. Avec L’Eternel Mari, il ne s’agit pas d’une œuvre-fleuve qui multiplie les personnages et superpose les intrigues. Ce roman reprend le schéma traditionnel du théâtre de vaudeville, formé par le triangle amoureux du mari, de la femme et de l’amant, et en propose une version originale. Dans son appropriation de ce motif, Dostoïevski mêle le drame au vaudeville, et ainsi au comique la complexité des sentiments en jeu. Sur un mode apparemment plus léger, l’auteur capte une nouvelle fois avec ce roman un pan des profondeurs de la nature humaine.

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