08 Avr

Notes et contre-notes sur « Jacques ou la Soumission » (2/3)

Jacques, une fois seul sur scène, se met en effet à parler, avec gravité, après un long silence qui marque une pause après le flux ininterrompu de parole auquel on a assisté. Il se demande « que me veut-on ? », exprimant le sentiment d’être tenu à quelque chose, débiteur par rapport à sa famille. Le pronom « on », anonyme, met à distance les siens, les rend étrangers. La phrase est unique, isolée, ne rendant pas compte de la réflexion intérieure de Jacques, elle n’initie pas un monologue qui nous livrerait le personnage, qui reste encore inconnu, mystérieux, et qui redevient silencieux.

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08 Avr

Notes et contre-notes sur « Jacques ou la Soumission » (1/3)

« L’explication linéaire est une lecture en haute tension et en profondeur, qui développe l’aptitude à la jouissance ». C’est la phrase que nous avait dite un professeur génial, qui avait trouvé le moyen de donner tout son sens à un exercice que l’on nous avait empêché de faire toute notre scolarité malgré l’intuition et le désir qui nous y portaient.

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11 Juil

« Plumes, volants et satellites – Diderot/Camus » d’Evelyne Loew par la Compagnie Théâtr’Âme

Quatre jeunes gens retracent le parcours de la pensée de Diderot à Camus, avec dynamisme et passion. Cette pièce, faite de débats philosophiques et de réflexions purement abstraites puisées dans des textes, trouve un équivalent visuel et scénique grâce à des volants.

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17 Juin

« Orlando » de Virginia Woolf

Virginia Woolf dit d’Orlando dans son Journal que ce roman n’est qu’une farce, « une récréation d’écrivain ». Le sujet, le ton employé et même le style de cette œuvre l’isolent en effet au sein de sa création. De façon tout à fait étonnante, c’est même un nouveau visage de l’écrivain anglais que l’on découvre à travers cette œuvre, bien différent de celui que peuvent laisser transparaître La Promenade au phare, Les Vagues ou même Mrs Dalloway.

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14 Juil

« Le Libertin » d’Eric-Emmanuel Schmitt par la Compagnie le Théâtre de l’Autre Scène

A la Fabrik’ Théâtre se joue une pièce d’Eric-Emmanuel Schmitt : Le Libertin. Cette comédie tire à gros traits le portrait d’un Diderot moins philosophe qu’humain. La Compagnie le Théâtre de l’Autre Scène aborde ce texte, déjà lourd dans sa structure, sans subtilité ni finesse.

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14 Juil

« La Religieuse » d’après Diderot par la Compagnie du Théâtre du Ranelagh

Nicolas Vaude, Christelle Reboul et Marie-Laurence Tartas bâtissent un très beau spectacle à partir de l’œuvre de Diderot, La Religieuse. Ce roman-mémoire écrit en 1780, en plus de mettre en scène un personnage bouleversant, invite à une réflexion critique sur la religion et ses institutions. Le spectacle trouve dans la Salle ronde du Théâtre de la Condition des Soies un décor idéal.

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19 Oct

« Le Neveu de Rameau » de Diderot mis en scène par Jean-Pierre Rumeau

Se peut-il ? Diderot aurait trouvé quelqu’un à la verve encore plus vive que la sienne ? Un paradoxe vivant comme il se plaît à en dépeindre dans tous ses écrits ? Oui, et cet énergumène n’est autre que le neveu de Rameau, du Rameau.

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28 Avr

« Les Diaboliques » de Barbey d’Aurevilly

Derrière ce titre qui annonce un récit misogyne, sont regroupées six nouvelles, mettant aussi bien en scène des hommes que des femmes, liés par d’obscurs liens. La clarté n’est pas de mise non plus dans la façon dont nous sont contées ses intrigues, et c’est là un des ressorts majeurs du livre, qui contient de délicieux artifices dans la forme.

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26 Juin

« Prenez garde à l’amour » d’après Guy de Maupassant

Le texte est savoureux. Six contes nous sont lus, pour nous faire rire ou nous faire pleurer. Les phrases sont soyeuses et nous bercent dans l’univers de Maupassant où l’amour règne comme seul souverain. Confronté à la solitude, au passé, au mariage, au dénuement ou à la mort, il est partout ! D’où la mise en garde du poète…

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