21 Déc

« Place des Héros » mis en scène par Krystian Lupa – espaces entre

Le Polonais Krystian Lupa, déjà présent aux deux dernières éditions du Festival d’Avignon, est un des invités d’honneur de ce Festival d’Automne. Un portrait lui est consacré au travers de plusieurs rencontres et trois spectacles, Des arbres à abattre, Place des héros et Déjeuner chez Wittgenstein. La cohérence du portrait est autant assurée par le metteur en scène que par l’auteur qu’il a choisi pour ces trois œuvres, Thomas Bernhard. Depuis La Platrière, qu’il a adapté en 1992, l’auteur autrichien n’a cessé de nourrir son travail, et notamment ses recherches avec les comédiens. Alors que l’adaptation implique une démarche de réécriture, assortie dans sa pratique d’une série d’improvisations avec les acteurs, la mise en scène d’une pièce telle que Place des héros donne à comprendre ce qui a pu être aussi déterminant dans sa rencontre avec cet Bernhard. Ce que recherche Lupa dans d’autres textes est déjà ici présent, et la familiarité du metteur en scène avec l’auteur, l’intimité qu’il a construite avec lui, s’impose comme une évidence par sa direction d’acteurs.

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09 Juil

« Wycinka Holzfällen » (Des arbres à abattre) d’après Thomas Bernhard à la FabricA : mise en scène et en colère

En 2013, Lupa reprenait à la Colline Perturbation, d’après Thomas Bernhard. Pour quelques dates seulement, il présente en ce début de Festival d’Avignon une nouvelle adaptation de l’auteur autrichien dont il dit qu’il l’habite, d’après Des arbres à abattre cette fois. Ou peut-être faudrait-il dire d’avant. Suivant la méthode de travail qui est la sienne, il dialogue avec l’œuvre et l’amplifie considérablement, jusqu’à faire concevoir son amont. La colère qui anime le narrateur bernhardien n’est plus alors seulement exprimée, mais bien suscitée, donnée à vivre.

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27 Juin

« Des arbres à abattre » de Thomas Bernhard

Le roman de Thomas Bernhard, Des arbres à abattre, a fait polémique à sa publication. La critique sans appel qu’il dresse de la société viennoise ajoutée à la dimension autobiographique de l’œuvre l’ont fait passer pour une déclaration de haine à peine déguisée. Semblable au narrateur proustien à de nombreux égards, celui de Bernhard, lui aussi anonyme, est un écrivain et féroce observateur de l’élite artistique à laquelle il appartient malgré lui.

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03 Juin

« Des arbres à abattre » d’après Thomas Bernhard à la Colline

Claude Duparfait et Célie Pauthe nous présentent à la Colline un « projet », d’après le roman de Thomas Bernhard, Des arbres à abattre, sous-titré « Une irritation ». Ce texte dresse une critique acerbe de la société viennoise d’après-guerre, à travers le discours intérieur d’un narrateur-personnage profondément amer. L’écriture en spirale de Bernhard est un défi posé à la scène, relevé avec audace et élégance.

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