10 Août

Extraits en miettes des « Notes et contre-notes » de Ionesco

Les Notes et contre-notes ne sont pas une œuvre de Ionesco mais un recueil de documents, d’articles et de conférences qui portent sur son théâtre. Son propos prend la forme de déclarations qui suivent le cours de ses pensées ou de réponses à des journalistes lors d’entretiens, et l’ensemble se constitue au gré des débats, sans structure autre que celle du temps.

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09 Juil

« Wycinka Holzfällen » (Des arbres à abattre) d’après Thomas Bernhard à la FabricA : mise en scène et en colère

En 2013, Lupa reprenait à la Colline Perturbation, d’après Thomas Bernhard. Pour quelques dates seulement, il présente en ce début de Festival d’Avignon une nouvelle adaptation de l’auteur autrichien dont il dit qu’il l’habite, d’après Des arbres à abattre cette fois. Ou peut-être faudrait-il dire d’avant. Suivant la méthode de travail qui est la sienne, il dialogue avec l’œuvre et l’amplifie considérablement, jusqu’à faire concevoir son amont. La colère qui anime le narrateur bernhardien n’est plus alors seulement exprimée, mais bien suscitée, donnée à vivre.

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06 Juil

« Notes et contre-notes » de Ionesco [extrait] :
sur la critique théâtrale

L’auteur et ses problèmes : Une critique est valable dans la mesure où elle ne reflète pas les lieux communs de la critique et des systèmes de pensée en cours. Une critique, une exégèse sont bonnes dans la mesure où l’exégète aborde l’œuvre d’un œil neuf, sincère, objectif, dans la mesure où sans pour autant abandonner ses critères, il est prêt à les remettre, chaque fois, en question.

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21 Juin

« Contre Sainte-Beuve » de Proust

1908, Proust a renoncé à écrire La Recherche. Malgré la fièvre et la fatigue, il rédige pour Le Figaro un article, « Contre Sainte-Beuve », qui prend la forme d’une « conversation avec maman », et devient finalement un essai conséquent sur la littérature, et plus encore, un embryon du livre qu’il décide de reprendre après cette expérience. Aux reproches adressées au critique littéraire, se mêlent ainsi dans cette œuvre inclassable les commentaires sur quelques grands auteurs, et une collection de souvenirs que l’on retrouve amplifiés dans A la Recherche du temps perdu.

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19 Août

« Les Lettres persanes » de Montesquieu

De l’esprit des lois est l’œuvre majeure de Montesquieu, à laquelle il a consacré près de vingt ans de sa vie. Bien que le cadre soit plus romanesque, sa trace est sensible dans les Lettres persanes. Grâce au regard vierge de deux persans, l’auteur y dresse un portrait critique de l’Europe du XVIIIe siècle, confronté au monde oriental. L’œuvre aborde ainsi une grande variété de sujets qui rend sa lecture extrêmement riche.

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27 Juin

« Des arbres à abattre » de Thomas Bernhard

Le roman de Thomas Bernhard, Des arbres à abattre, a fait polémique à sa publication. La critique sans appel qu’il dresse de la société viennoise ajoutée à la dimension autobiographique de l’œuvre l’ont fait passer pour une déclaration de haine à peine déguisée. Semblable au narrateur proustien à de nombreux égards, celui de Bernhard, lui aussi anonyme, est un écrivain et féroce observateur de l’élite artistique à laquelle il appartient malgré lui.

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03 Juin

« Des arbres à abattre » d’après Thomas Bernhard à la Colline

Claude Duparfait et Célie Pauthe nous présentent à la Colline un « projet », d’après le roman de Thomas Bernhard, Des arbres à abattre, sous-titré « Une irritation ». Ce texte dresse une critique acerbe de la société viennoise d’après-guerre, à travers le discours intérieur d’un narrateur-personnage profondément amer. L’écriture en spirale de Bernhard est un défi posé à la scène, relevé avec audace et élégance.

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26 Juin

« Prenez garde à l’amour » d’après Guy de Maupassant

Le texte est savoureux. Six contes nous sont lus, pour nous faire rire ou nous faire pleurer. Les phrases sont soyeuses et nous bercent dans l’univers de Maupassant où l’amour règne comme seul souverain. Confronté à la solitude, au passé, au mariage, au dénuement ou à la mort, il est partout ! D’où la mise en garde du poète…

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