08 Déc

« La Cerisaie » de Tchekhov à la Colline : les tg STAN se mettent en scène

De la salle de la Bastille, les tg STAN passent au vaste plateau de la Colline pour cette nouvelle édition du Festival d’Automne. Des Estivants de Gorki il y a trois ans, ils passent à la Cerisaie de Tchekhov – où il est question d’estivants, là aussi. Des duos ou trios de leurs derniers spectacles présentés en France, Mademoiselle Else, Scènes de la vie conjugale ou Trahisons, on passe cette fois à 12 comédiens, parmi lesquels on reconnaît Frank Vercruyssen, Jolente de Keersmaeker ou Robby Cleiren, mais qui pour le reste sont majoritairement de jeunes diplômés. Mais leur travail a beau évoluer, prendre encore plus d’ampleur, les fondements en restent les mêmes. On retrouve ainsi leur facétie intacte au moment de rendre à La Cerisaie le caractère comique que lui souhaitait Tchekhov, malgré la dimension tragique qui sourd, et ce par une approche du texte qui se met elle-même en scène.

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16 Mar

« Das Weisse vom Ei – Une île flottante »
d’après Labiche à l’Odéon : mécaniques du rire

En 1991, Christoph Marthaler monte L’Affaire de la rue Lourcine d’Eugène Labiche, et collabore pour la première fois avec Anna Viebrock, qui signe par la suite la scénographie de tous ses spectacles. Près de vingt-cinq ans plus tard, il revient à cet auteur avec un montage de textes à partir de courtes pièces, parmi lesquelles La Poudre aux yeux, qui donne leurs noms au personnage. Poussant à bout les procédés comiques du vaudeville à l’œuvre dans ces textes, il fait disparaître la fable derrière le spectacle de la folie dans Das Weisse vom Ei (Une île flottante), celle qui révèle les failles de l’être mais plus encore la folie douce qui suscite le rire.

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12 Juil

« King Lear fragments » d’après William Shakespeare par le Collectif Mains d’Œuvre

Le Collectif Mains d’Œuvre propose au Théâtre des Halles une délicieuse appropriation de la pièce de William Shakespeare. Dans l’intimité de la Chapelle Sainte-Claire, ils sont deux comédiens, drôles, touchants et vraiment doués, qui nous racontent cette histoire, cherchent à nous la faire comprendre, mais aussi la jouent, en dosant parfaitement le tragique et le comique.

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06 Juil

« Le Dindon » de Georges Feydeau par la Compagnie le Théâtre du Kronope

Après plusieurs créations en grande majorité fondées sur des œuvres du XVIIe siècle, le Théâtre du Kronope s’empare cette fois du fameux Dindon de Georges Feydeau. Sur la scène sont donc confrontés deux genres comiques qui n’ont a priori rien à voir : le théâtre de boulevard et la Commedia dell’arte. Une telle alliance suppose deux fois plus de rire – telle est du moins la promesse. Néanmoins, le mélange ne prend pas vraiment, et le résultat manque cruellement de finesse.

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