30 Jan

« Le Premier Homme » d’Albert Camus – lignes de fuite

Après le succès que rencontrent Les Possédés de Camus, d’après Dostoïevski, au Théâtre Antoine à Paris, la compagnie part en tournée dans toute la France au cours de l’année 1959. Camus, pris par son nouveau projet de roman, Le Premier Homme, renonce à tenir le rôle du narrateur dans sa pièce, et fait des aller-retours entre Lourmarin où il se retire pour écrire et les différentes villes dans lesquelles le spectacle est présenté. Au cours de l’un de ces trajets, jusqu’à Tourcoing cette fois, début 1960, il est tué dans un accident de voiture avec Michel Gallimard. Camus a 46 ans et laisse sa dernière œuvre inachevée, qui prend alors la forme d’un testament.

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21 Oct

Camus à l’avant-scène

Le 20 avril 1959, l’émission télévisée Gros Plan vient au Théâtre Antoine filmer les répétitions de Camus pour sa pièce Les Possédés, d’après Dostoïevski. Plusieurs photographies ont été prises à l’occasion, tant du tournage de l’émission que du travail de Camus à l’avant-scène. On le découvre ainsi, le texte constamment à la main, face au plateau, en discussion avec les comédiens et le réalisateur, Pierre Cardinal, ou au milieu du décor. Des bribes pour imaginer son travail de metteur en scène.

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12 Oct

« La Peste » de Camus – résistance

Quelques temps après la guerre, en 1947, Camus publie La Peste. A l’heure de la reconstruction, du monde et du sens, il s’agit pour l’auteur de penser la question du mal par le biais d’une allégorie. Le mal prend ainsi dans son œuvre une forme concrète, celle de la peste, qui menace toute la population de mort d’une ville. Face à l’épidémie, plusieurs postures sont envisagées par Camus à travers ses personnages : la lutte, la résignation, l’opportunisme, l’individualisme… Œuvre du cycle de la révolte qui lui valut le Prix Nobel quelques années plus tard, ce roman se distingue par sa portée philosophique, et plus particulièrement par le message humaniste qu’il cherche à porter.

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09 Oct

« La Peste » de Camus [extrait] – l’homme confronté à un fléau

Le mot de « peste » venait d’être prononcé pour la première fois. A ce point du récit qui laisse Bernard Rieux derrière sa fenêtre, on permettra au narrateur de justifier l’incertitude et la surprise du docteur, puisque, avec des nuances, sa réaction fut celle de la plupart de nos concitoyens. Les fléaux, en effet, sont une chose commune, mais on croit difficilement aux fléaux lorsqu’ils vous tombent sur la tête. Il y a eu dans le monde autant de pestes que de guerres. Et pourtant pestes et guerres trouvent les gens toujours aussi dépourvus.

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19 Déc

Projet de thèse : « Du roman adapté au roman inadaptable : l’adaptation théâtrale des romans de Dostoïevski de Jacques Copeau à Vincent Macaigne (1911-2014) »

Projet de thèse, menée sous la codirection d’Anne-Françoise Benhamou (ENS) et Sophie Lucet (Paris-Diderot) Du roman adapté au roman inadaptable : l’adaptation théâtrale des romans de Dostoïevski de Jacques Copeau à Vincent Macaigne (1911-2014)

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26 Oct

« Vu du pont » d’Arthur Miller aux Ateliers Berthier : au plus près

Après avoir créé A View from the Bridge en février dernier à Londres, le Belge Ivo van Hove reprend le spectacle avec des acteurs français, et présente Vu du pont aux Ateliers Berthier du Théâtre de l’Odéon. Plaçant au cœur de sa mise en scène le texte d’Arthur Miller et les relations qu’il met en jeu entre les personnages, l’artiste invite le spectateur dans l’intimité du drame grâce à une scénographie qui place les comédiens au milieu du public.

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09 Juin

« Les Carnets du sous-sol » de Dostoïevski

Avant Crime et Châtiment, avant Le Joueur, L’Idiot, Les Démons ou encore Les Frères Karamazov, qui assureront un à un sa postérité, Dostoïevski a écrit une œuvre singulière, différente des grands romans qui lui succèdent par son format même, mais qui met déjà en place quelques-unes de leurs problématiques majeures. Les Carnets du sous-sol paraissent juste après Souvenirs de la maison morte, et donc peu après le retour de l’auteur du bagne, qui l’a profondément marqué. L’œuvre, constituée de deux parties, livre une vision profondément pessimiste de la condition humaine, en donnant à entendre un être désespéré, vaincu par sa lucidité et sa conscience du mal.

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11 Juil

« Plumes, volants et satellites – Diderot/Camus » d’Evelyne Loew par la Compagnie Théâtr’Âme

Quatre jeunes gens retracent le parcours de la pensée de Diderot à Camus, avec dynamisme et passion. Cette pièce, faite de débats philosophiques et de réflexions purement abstraites puisées dans des textes, trouve un équivalent visuel et scénique grâce à des volants.

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22 Juin

« La Chute » de Camus au théâtre Darius Milhaud

Dans le petit théâtre Darius Milhaud du Nord-Est de Paris, la distance entre le spectateur et la scène est fortement réduite. Cela convient bien à l’ambiance particulière du livre de Camus, La Chute, dans lequel Jean-Baptiste Clamence dialogue avec un homme dont on devine les répliques plus qu’on ne les entend.

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