21 Août

Le Château de Saché, « Musée Balzac »

Au cœur de la Touraine, à quelques kilomètres d’Azay-le-Rideau et de Villandry, entre Tours et Chinon où se trouve la demeure de Rabelais, la Devinière, se tient le Château de Saché. Par rapport aux autres châteaux de la région, le bâtiment ressemble plutôt à une grande maison, sans tours ni rois de passage pour l’ennoblir. La gloire de ce logis de la Renaissance agrandi au fil des époques est autre.

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28 Juil

« La Cousine Bette » de Balzac

Dans l’architecture de la grande cathédrale constituée par la Comédie humaine, une petite ogive, appelée Les Parents pauvres, est constituée de deux arcs, La Cousine Bette et le Cousin Pons. Inscrits dans la section des Scènes de la vie parisienne, ces deux romans sont le pendants l’un de l’autre par leurs personnages éponymes, symétriquement opposés mais tous deux animés par la passion – car la symétrie implique des ressemblances. La Cousine Bette constitue le versant négatif de ce diptyque et relate la déchéance d’une famille sous la Monarchie de Juillet. Dans cette œuvre s’exerce la férocité redoutable de Balzac qui se fait un plaisir de dépeindre la réalité telle qu’elle est, dans toute sa médiocrité et sa noirceur.

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21 Juin

« Contre Sainte-Beuve » de Proust

1908, Proust a renoncé à écrire La Recherche. Malgré la fièvre et la fatigue, il rédige pour Le Figaro un article, « Contre Sainte-Beuve », qui prend la forme d’une « conversation avec maman », et devient finalement un essai conséquent sur la littérature, et plus encore, un embryon du livre qu’il décide de reprendre après cette expérience. Aux reproches adressées au critique littéraire, se mêlent ainsi dans cette œuvre inclassable les commentaires sur quelques grands auteurs, et une collection de souvenirs que l’on retrouve amplifiés dans A la Recherche du temps perdu.

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08 Juil

« Eugénie Grandet, ou l’histoire d’une vie immobile » d’après Balzac par le Théâtre du Tropic

Porter Balzac à la scène est pour le moins original. S’il est un qualificatif qu’on lui attribue, voire même auquel on substitue son titre d’écrivain, c’est bien celui de romancier. Proposer Eugénie Grandet est donc un défi dont la complexité est redoublée par l’ambition d’une seule et unique comédienne sur les planches : Véronique Daniel.

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28 Avr

« Les Diaboliques » de Barbey d’Aurevilly

Derrière ce titre qui annonce un récit misogyne, sont regroupées six nouvelles, mettant aussi bien en scène des hommes que des femmes, liés par d’obscurs liens. La clarté n’est pas de mise non plus dans la façon dont nous sont contées ses intrigues, et c’est là un des ressorts majeurs du livre, qui contient de délicieux artifices dans la forme.

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