Festival d’Avignon 2016

21 Juil

« Rumeur et petits jours » du Raoul Collectif – thinking outside the box

Plus de trois ans après leur premier spectacle, Le Signal du promeneur, présenté dans le Off d’Avignon et plusieurs fois récompensé, les membres du Raoul Collectif présentent au Cloître des Carmes leur nouvelle création, Rumeur et petits jours. Ce long temps de gestation leur a notamment permis de faire un voyage au Mexique, où ils ont rencontré des Huitchols, indigènes qui leur ont révélé d’autres possibles, d’autres modalités de vie et de pensée. Egalement inspirés par la pensée situationniste et l’idéologie de la Société du Mont-Pèlerin, ils entreprennent dans leur spectacle de déplacer nos cadres de réflexion.

Lire la suite »
20 Juil

« La Dictadura de lo cool » de Marco Layera au Gymnase du Lycée Aubanel – et maintenant, on fait quoi ?

Le public d’Avignon, son programme à la main, minutieusement composé pour voir le plus de manifestations possibles, se presse au Gymnase du Lycée Aubanel pour découvrir La Dictadura de lo cool, spectacle signé par le chilien Marco Layera, avec sa compagnie la Re-Sentida. Parmi les spectateurs, se trouve Olivier Py, venu assister à la première. Sa présence va incarner mieux que toute autre la cible de ce spectacle – les artistes eux-mêmes mis à part. Une démarche qui met en jeu notre présence-même à cette représentation et le festival tout entier.

Lire la suite »
18 Juil

« Espæce » d’Aurélien Bory à l’Opéra Grand Avignon – sensibilité à fleur de peau

Le Festival d’Avignon ne propose pas que du théâtre, même si c’est bien à ça qu’il est associé. Outre la danse, la musique ou les arts plastiques, une catégorie a été créée pour accueillir toutes les formes hybrides et inclassables : « indiscipline ». C’est d’elle que relève Espæce, la dernière création d’Aurélien Bory, présentée à l’Opéra d’Avignon. Partant de l’œuvre de Georges Perec, Espèces d’espaces, il propose une réflexion en acte et sans paroles sur l’espace, laissant libre cours à une variation qui sollicite l’imaginaire, lui ouvre de nouvelles voies sans pleinement l’embarquer.

Lire la suite »
17 Juil

« Karamazov » d’après Dostoïevski à la Carrière de Boulbon – de l’art de raconter une histoire sur scène

Après plusieurs mois d’attente depuis l’annonce d’une nouvelle adaptation de Dostoïevski, cette fois-ci par Jean Bellorini après Vincent Macaigne et avant Frank Castorf à la rentrée prochaine, voici venu le moment de découvrir Karamazov. L’espoir investi dans ce spectacle était au moins aussi grand que le défi que se sont posé le metteur en scène et sa troupe, et il aurait probablement fallu un miracle pour qu’il soit comblé. Mais si l’œuvre et la pratique sont trop pensés pour ne pas y trouver à redire, un dialogue s’est ouvert le temps d’une courte nuit, et la réflexion sur l’adaptation théâtrale s’est trouvée ranimée par de nouvelles questions.

Lire la suite »
15 Juil

« Les Damnés » d’Ivo van Hove dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes – jeux d’échelle, le gros plan l’emporte

Le spectacle de cette édition du Festival d’Avignon, celui pour lequel on s’arrache les places, on fait des heures de queue dans l’espoir d’entrer, l’Ostermeier de l’an dernier… il s’agit bien des Damnés. Il faut dire que dès sa présentation, il est prometteur : signé par Ivo van Hove, présenté dans la Cour d’Honneur, réunissant la troupe de la Comédie Française, et en outre pour un projet pas si conventionnel, celui de reprendre au théâtre le scénario du film de Visconti. Les premières critiques et le bouche-à-oreille aidant, le public est nombreux, parsemé de personnalités. L’engouement n’est pas volé, car le spectacle est d’une intensité hyperbolique – surtout en cette nuit du 14 juillet –, même si après coup, on ne sait trop qu’en extraire.

Lire la suite »
13 Juil

« LENZ » de Cornelia Rainer dans la Cour du Lycée Saint-Joseph – sans transcendance

Avignon 2016, beaucoup de pièces dites « d’après » entre Les Damnés d’après Visconti, Karamazov d’après Dostoïevski, 6 a.m.… d’après Hölderlin, 2066 d’après Bolaño, Les Âmes mortes d’après Gogol… Pour ce qui est de LENZ, mis en scène par Cornelia Rainer et présenté dans la Cour du Lycée Saint-Joseph, la mention est plurielle : d’après Lenz, Büchner et Oberlin. Trois sources – et en réalité plus – pour dresser le portrait de Jakob Lenz au moment de sa crise mystique. Un portrait en acte qui questionne la foi, mais sans transcendance.

Lire la suite »